La hernie discale chez le chien

Une hernie, c’est quoi ?

Une hernie discale se déclenche lorsqu’un disque intervertébral se déplace et comprime la moelle épinière. Ceci peut être extrêmement douloureux pour l’animal et peut provoquer une paralysie partielle ou totale de ses membres.

Différents types de hernies

Hernie discale aiguë

La hernie aiguë touche plus les chiens de petite taille. Les symptômes apparaissent brutalement suite à un mouvement normal ou à un léger traumatisme et nécessitent une intervention chirurgicale rapide. Cette hernie est très douloureuse et la paralysie peut être subite.

Hernie discale chronique

Ce type de hernie concerne particulièrement les chiens de grands gabarits et âgés. Dans ce cas, la hernie s’installe de manière progressive. Plus le temps passe, plus la moelle épinière est comprimée par le disque. Cette hernie est peu douloureuse mais évolue sur plusieurs semaines ou plusieurs mois. Les symptômes sont plus discrets que lors d’une hernie discale aiguë.

L’opération d’une hernie chronique est difficile pour le chirurgien et les dommages sont bien souvent irréversibles, même avec la réalisation d’une chirurgie.

Symptômes et conséquences

Les symptômes diffèrent en fonction de l’endroit où la moelle épinière est comprimée et du stade d’évolution de la maladie.

Si elle se situe en haut de la colonne vertébrale (cou), les quatre membres (antérieurs et postérieurs) sont atteints. En revanche, si elle se produit en bas de la colonne vertébrale, uniquement les membres postérieurs sont touchés.

Le saviez-vous ? La douleur peut donner lieu à une modification du comportement. Il est donc important d’observer votre animal.

Niveaux de gravité

La maladie possède différents stades dont la gravité varie :

  • Inconfort, douleur: la douleur est ressentie par le chien. Il peut marcher mais éprouve des difficultés à monter ou descendre des escaliers par exemple.
  • Difficultés à se déplacer: la démarche du chien change. Il se déplace difficilement.
  • Paralysie partielle: le chien est dans l’incapacité de marcher seul et se traîne généralement sur les pattes arrière.
  • Paralysie totale, incontinence: l’animal ressent toujours la douleur mais il ne se déplace plus, même avec de l’aide.
  • Perte de sensibilité à la douleur: les membres du chien sont anesthésiés.

Diagnostic médical

Le diagnostic d’une hernie discale se fait en plusieurs étapes :

1. Examen neurologique

Le vétérinaire vérifie la motricité, la sensibilité et les réflexes de l’animal. S’il n’y a aucun signe de paralysie, un traitement anti-inflammatoire est généralement prescrit.

2. Examen radiographique

En complément de l’examen neurologique, l’examen radiographique (radios, scanners, IRM, etc.) permet d’établir un diagnostic fiable en localisant la hernie pour savoir où agir afin de soulager l’animal malade.

Traitements

Le rôle des traitements est de réduire la déformation de la moelle épinière. Le protocole de soin dépend de l’âge du chien, de son état de santé général, du type et de l’état d’avancée de la hernie.

Opération chirurgicale

Si le traitement anti-inflammatoire ne donne aucun résultat ou en cas de paralysie, l’opération chirurgicale permet de retirer la partie du disque intervertébral qui comprime la moelle pour éviter tout risque de paralysie.

Le chien a plus de chances de récupérer une partie ou la totalité de sa motricité si la hernie est opérée au plus tôt.

Après l’opération, l’animal doit être au repos, subir des contrôles réguliers et doit bien souvent faire de la rééducation.

Bon à savoir : certaines assurances pour animaux prennent en charge les coûts liés au traitement et l’opération de la hernie discale. Vérifiez bien votre contrat !

Ostéopathe

Le recours à un ostéopathe est essentiel afin d’augmenter les chances de récupérer une motricité normale, que ce soit dans le cas d’une hernie qui nécessite une chirurgie, ou non.

En résumé

Il est important de prendre en charge une hernie discale de manière immédiate pour ne pas aggraver la situation. Même si votre chien ne manifeste pas de signe de douleur, cela ne veut pas dire qu’il ne souffre pas. Si vous constatez qu’il éprouve des difficultés à se déplacer, consultez votre vétérinaire. Lui seul pourra établir un diagnostic fiable.

Et vous, avez-vous ou connaissez-vous un animal touché par la hernie discale ? N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire !

Pour rappel, je ne suis pas professionnelle. L’objectif de l’article est de vous faire partager mon expérience et mes connaissances.

Cécile, la maman de Malo et Norbert.

Sources : toutoupourlechien.com, fregis.com, chvpommery.fr

Témoignage de Coralie et David, propriétaires de Swan

Swan est une jolie bouledogue âgée de 5 ans paralysée du train arrière. Coralie et David, ses parents, témoignent de leur histoire :

Une hernie évolutive

Tout a commencé en Juin 2016, par un premier épisode douloureux. Swan pleurait en regardant en arrière, vers son dos. Elle marchait mais ne sautait plus, quand elle essayait de sauter, elle poussait un cri. Le vétérinaire a suspecté une hernie discale et lui a prescrit des anti-inflammatoires. Le couple a alors dû investir dans une cage pour forcer Swan à se reposer. Les sorties ne lui étaient autorisées que pour manger et faire ses besoins. Cela fut éprouvant mais bénéfique pour Swan, qui avait bien récupéré.

En Mars 2017, un nouvel épisode douloureux a eu lieu avec des symptômes similaires et l’apparition d’un « retard » réflexe sur la patte arrière gauche. Après avoir effectué un scanner, une hernie discale de stade 1/5 a été diagnostiquée. Bien qu’elle n’était pas importante, celle-ci faisait souffrir Swan. Ses parents ont donc décidé de la faire opérer. Suite à cet épisode, la petite famille pensait en avoir définitivement terminé avec les hernies mais elle restait tout de même vigilante.

Le 12 Août 2017, Coralie et David trouvent leur chienne « bizarre » : elle n’était pas joyeuse comme à son habitude et respirait fort. Leur vétérinaire habituel étant en vacances, ils ont été envoyés dans une clinique vétérinaire qui a gardé Swan pour la journée. Le soir-même, ils ont récupéré Swan qui, selon la clinique, avait « sûrement un peu mal au ventre à cause de ses chaleurs ».

Paralysie soudaine

Le lendemain, c’est le choc : « Je me réveille et comme d’habitude, je lui ouvre la porte de la cage, je vais ouvrir la porte de la maison pour qu’elle aille faire ses besoins, comme d’habitude… Mais, elle ne me suit pas. Je l’appelle pour qu’elle me rejoigne, mais non, elle reste assise à me regarder genre « J’ai bien envie de venir mais j’y arrive pas ». Je me rapproche d’elle, et je la découvre dans sa fameuse position « d’otarie ». Honnêtement, je comprends tout de suite… Je soulève une de ses pattes arrières, c’est du marshmallow… Je panique et je crie dans la maison pour alerter David. Il me rejoint. Après plusieurs appels aux vétérinaires alentours, nous avons été accueillis dans un Centre Hospitalier Vétérinaire à 130 km de chez nous. Dans la voiture, Swan a fait caca plusieurs fois alors qu’elle était propre d’habitude. On ne comprenait rien à ce qu’il se passait, on était complètement paniqués et dépassés. »

Arrivés au CHV, Coralie et David ont patienté deux longues heures avant qu’un vétérinaire arrive pour ausculter Swan. Il l’a sorti de sa cage pour la mettre au sol. C’était la première fois que le couple la voyait se déplacer en « sirène » : « c’était extrêmement impressionnant et terrifiant ». Une hernie de stade 3/5 est annoncée et selon le spécialiste, le scanner peut attendre le lendemain matin. À 6h50, Coralie reçoit un appel du chirurgien vétérinaire qui lui annonce que l’état de Swan s’est dégradé pendant la nuit au stade 5/5. Il propose donc une opération immédiate avec 70% de chance qu’elle marche à nouveau. Avec beaucoup d’espoir, Coralie et David donnent leur accord. L’intervention a permis de déceler deux nouvelles hernies, à d’autres niveaux de la première. Le pronostic du vétérinaire était réservé.

Après un séjour au centre hospitalier, Swan était très affaiblie mais a tout de même pu retrouver Coralie et David : « Swan était heureuse d’être à la maison et de retrouver ses peluches. Durant la journée, on essayait de lui faire faire pipi plusieurs fois, on s’en mettait partout sur les pieds. Le soir même, nous sommes allés chez notre vétérinaire habituelle qui était rentrée de vacances. Elle a pris du temps pour nous apprendre à vidanger Swan et on s’est mis d’accord pour venir tous les jours jusqu’à ce qu’on y arrive parfaitement, elle nous a aussi laissé son numéro de téléphone portable, pour qu’on l’appelle de jour comme de nuit si besoin. Elle nous a été tellement précieuse – et elle l’est toujours d’ailleurs. Nous avons également pris les mesures pour le chariot, qui allait lui être livré en urgence dans la nuit. »

Un nouveau départ

Le lendemain matin et après avoir passé une bonne partie de la nuit à monter le chariot, la vétérinaire installe Swan dedans. « En quelques secondes elle comprend que ça l’aide à avancer et go ! »

Des débuts éprouvants

Les premières semaines ont été laborieuses et difficiles : « Très peu de sommeil, beaucoup de questions, gestion de la vessie, soin des escarres et plaies (qu’on a finalement mis un an a soigner parfaitement). Durant 3 semaines on était chez le vétérinaire chaque jour, voire plusieurs fois par jour, dimanches compris, pour vidanger parfaitement la vessie de Swan. On a aussi du réaménager l’appartement pour qu’elle puisse se déplacer partout, sans se blesser. »

De l’espoir malgré tout

Le chirurgien qui avait opéré Swan a affirmé qu’elle ne sentirait plus rien à partir du milieu du dos, jusqu’au bout des pattes arrières. Mais de nombreux rendez-vous chez leur vétérinaire leur ont permis de constater qu’il y avait de plus en plus de réponses positives aux tests de réflexes. Sa sensibilité était considérablement revenue. À la suite de cela, ils ont commencé la rééducation, à raison de 2 séances par semaine pendant 6 mois, avec laserthérapie, hydrothérapie, électrothérapie et physiothérapie.

Hormis la reprise de la motricité, ces séances ont permis à Swan d’éviter une fonte musculaire trop importante. Ses articulations sont restées souples et elle a récupéré la quasi-totalité de sa sensibilité.

Aujourd’hui

Fini les séances de rééducation. Swan continue de faire des exercices de physiothérapie et ses parents massent régulièrement ses pattes arrières à la maison pour éviter une perte musculaire. Swan mange en position debout : Coralie et David l’installent sur ses quatre pattes et elle est capable de manger en s’équilibrant seule. Ils ont repris les balades en extérieur avec le chariot. À l’aide de son bolide, Swan peut pleinement s’épanouir. C’est une jolie leçon de vie…

« Ça a été long et difficile, mais nous avons finalement trouvé notre équilibre et surtout, une vie normale, autant pour elle que pour nous, à tel point qu’on oublie même son handicap. »

Suivez les aventures de Swan sur Instagram : @swanthefrenchfrenchie

 

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